Samedi 2 mai 2009
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Retour d'un long silence...
Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment : les mystères de la psyché humaine reste impénétrable.
Disons que subitement, je n'ai soudain plus éprouvé l'envie de dessiner, que ce soit avec un crayon, un pinceau ou un stylet.
En cela, c'est difficile d'expliquer ce brutal manque de motivation - presque cette indifférence - aux gens avec qui je travaille sur des projets. Pas envie de tout laisser tomber, mais
plutôt une envie de souffler pendant un moment, un moment difficile à évaluer.
Pourquoi ? Je ne sais pas non plus. L'instinct de survie qui se réveille et qui tire la sonnette d'alarme avant que tout ne s'écroule.
Peut-être que chaque personne à un seuil de tolérance plus ou moins important et limité aux aléas de la vie. En ce qui me concerne, ce seuil a fini par être atteint suite à la privatisation de
mon travail en 2005 puis à l'accumulation successive de tout ce qui en a découlé, sans avoir possibilité de pouvoir reprendre des forces entres les évènements qui s'enchaînaient :
1 - dissolution de l'équipe avec laquelle j'avais bossé pendant 20 ans dans une totale liberté, qu'elle soit créative ou autre et dans un total respect entre les personnes
2 - licenciement économique puis reprise par la nouvelle société gérante dans un travail qui n'avait plus rien à voir avec celui que je faisais avant. Quand vous passez d'un boulot
d'illustratrice infographiste à celui de caissière, d'un travail tout à fait en accord avec votre personnalité où vous pouvez développer vos compétences et votre créativité à un travail que vous
considérez comme simplement alimentaire : cela fait bizarre !
3 - harcèlement moral de la part d'une directrice totalement malade psychologiquement et incompétante dans sa discipline. Donc bataille contre une folle jusqu'à l'instant où pour ma survie,
j'ai été obligée de partir. Et puis, à quoi bon risquer ma santé et mon équilibre psychique déjà bien ébranlés pour un boulot aussi inintéressant parmi des étrangers avec qui je n'avais rien en
commun ?
4 - relicenciement en accord avec l'entreprise, 4 mois à attendre avant de pouvoir toucher les alloc chômage donc épuisement de mes 4500 € d'économie, donc
5 - mort successive de mon chien puis de mon chat - les seuls soutiens d'alors - vu que ma famille, mon médecin et tous ceux sensés m'épauler auraient préférés que je m'écrase et garde mon boulot
au risque de finir à l'asile pour pétage de plomb. C'est vrai cela, lorsque l'on a la chance d'avoir un boulot, on ferme sa gueule et on subit, de préférence en silence !
6 - Toujours pas de boulot en vue, fin des allocs chômage et début des ASS, ou comment survivre avec 400 € par mois
6 - Accident vasculaire cérébral de ma mère (paralysie bras droit et fort handicap jambe droite) avec tout ce que cela implique : hôpital, centre de rééducation, déménagement de l'appart au 4ème
étage sans ascenseur devenu inutilisable, aménagement nouvel appartement, gestion et mise en place des aides pour personnes dépendantes, organisation des contraintes permanentes, partagées entre
mon frère, ma soeur et moi : astreintes week-ends et soirées, préparation des repas, toilette, courses... avec ajouté à tout cela l'angoisse permanente que cela recommence en pire...
Je comprend parfaitement "Fauve" lorsqu'elle dit sur son blog qu'il est parfois plus facile de désirer mourir que continuer à vivre. Juste que cela s'arrête, avoir la paix quelques instants
seulement...
Pour l'instant, mon optimisme et ma combativité sont en hybernation.
Je regarde le monde autour de moi avec une indifférence et une résignation qui me font peur parfois, signe que je ne suis pas encore totalement anesthésiée.
La crise m'indiffère quant à la psychose de la grippe mexicaine... bof, si on doit avoir la grippe on l'aura.
Ces lamentations terminées (je n'ai pas trop l'habitude de m'épancher sur mes problèmes persos), 3 colos de la bd sur les aventures de Cauet chez Casterman qui doit sortir mi-mai (Dessinateur
Jean Philippe Pogut).
Un petit intermède en attendant que la "Gniak" revienne et que je me replonge assidûment dans les aventures de Baywin (dont j'ai totalement changé le dessin, adaptant plus les lines au style qui
est le mien) et celles des "Voleurs de vie" dont Jean Phi désespère.
Par orejona
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Publié dans : Coup de gueule
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Je comprend ton manque de motivation et le fait de rester un peu a part ! Des fois aussi sa permet de se ressourcer quand on a tout envie de claquer ! La vie c'est claire on pense que c'est facile mais en faite non ! Il y a de belles claques qui des fois on met du temps a s'en remettre ! J'espère de tout coeur que tu vas t'en sortir Orejona ! Et je comprend ta vision quand tu regardes le monde autour de toi ! Les galères sa j'ai connu et je connais encore ! Mais je me dis qu'un jour ou un jour cette lumière qui est le bonheur sera un peu plus forte qu'avant et j'aurai le temps de pouvoir dire enfin ! C'est finit c'est moment de galère !
Pour en revenir à la BD marrant de voir Cauet en BD lol !
Je t'embrasse fort !
Je suis un peu désolée et confuse de ne pas t'avoir ecrit plus tôt, car je connais bien ce sentiment de lassitude intense que tu décrit. J'espère que, autour de toi, irl et sur le net, tu trouvera le soutien qui te laissera le temps de retrouver contact avec "tes forces vives"... Si tu as besoin de parler, n'hésite pas. Bisous, Indi.